Notre Histoire

Preuve de sa volonté de s’inscrire dans le contexte local, Le Petit Corbeau propose sur sa carte des produits venant en grande partie du Nord vaudois, comme les légumes, les viandes et les poissons. Près de la moitié des vins sont de la région. Bien travailler et être exigeant tout en travaillant avec des produits locaux, c’est possible.

Chavornay, depuis 1886

1886 - 2026 : cent quarante ans sans fermer

Charles Laurent ouvre son café en 1886. Les habitués le rebaptisent aussitôt « La Meule », et l’enseigne officielle n’y changera rien pendant un siècle. Charles passe le tablier à son fils Emile, avec Hélène qui assure la suite. Puis, par alliance, la maison entre chez les Lauper, qui décident de ne pas toucher au nom. Werner d’abord, Olivier ensuite, en 1986, pile pour les cent ans.

Trois familles, un seul café, aucune coupure.

2016 : Bryan rentre à la maison

Trente ans après son père, Bryan Lauper reprend les clés. École hôtelière, formation culinaire et viticole, puis des maisons de renom à l’international. Il aurait pu rester là-bas. Il est rentré.

Il garde le café, celui du matin, du ballon de midi, du comité de société locale le jeudi soir. Et il refait tout derrière : cuisine et salle à manger, avec 80 % des travaux confiés à des entreprises du village. Nouveau nom au passage : Le Petit Corbeau, du surnom des Chavornaysans, hérité des oiseaux qui tournaient au-dessus des étangs du temps de la tuilerie. Un nom qui ne s’explique pas hors d’ici. C’est le but.

2026 : 140 ans de maison, 10 ans de Petit Corbeau

Dix ans à faire tourner deux ambiances sous le même toit : la brasserie pour ceux qui viennent manger, la salle à manger pour ceux qui prennent le temps.

Et une règle qui n’a pas bougé : avant qu’un produit arrive à la carte, Bryan va serrer la main de celui qui le fait. Le terroir, ici, ce n’est pas un argument. C’est une liste de numéros dans le téléphone.

Aujourd'hui : une seule carte

Café ou salle à manger, c’est la même carte. Pas de version allégée d’un côté et de version sérieuse de l’autre : on mange la même chose au comptoir qu’à table, on choisit juste l’ambiance.

Derrière, un socle de produits qui ne bouge pas — les mêmes maisons, les mêmes producteurs, année après année. Ce qui change, c’est ce qu’on en fait : la carte est revisitée à chaque saison, sur cette base-là.

Et une règle qui n’a pas bougé non plus : avant qu’un produit arrive à la carte, Bryan va serrer la main de celui qui le fait. Le terroir, ici, ce n’est pas un argument. C’est une liste de numéros dans le téléphone.